Crowdfunding immobilier, rendements et risques partagés

Grâce aux plateformes de crowdfunding immobiliers, les particuliers qui souhaitent investir ont aujourd’hui d’autres alternatives outres les livrets et épargnes habituels. En effet, ce genre de placement promet une rente pouvant atteindre les 12% l’an, avec une durée moyenne de 5 ans. Malgré cela, des précautions doivent être pris en compte.

L’évolution du crowdfunding sur le marché économique
Le crowdfunding avait été longtemps utilisé pour le financement des projets artistiques et culturels. Mais désormais, il s’est attaqué au secteur de l’immobilier. Chaque mois, vous pouvez voir émerger des de nouvelles plateformes mettant en relation les promoteurs immobiliers et les investisseurs particuliers. Elles proposent aux bailleurs de participer à la construction d’un petit immeuble, acheter des parts d’un appartement ou d’un local commercial et cela pour quelques milliers d’euros. En contrepartie de cette somme, ils percevront des revenus de la location ou dégageront de la plus-value sur les ventes. Le hic c’est le manque de garantie offerte par les promoteurs et plateformes de crowdfunding immobilier. Alors, pour réduire ce risque, voici un guide qui aidera tous les nouveaux investisseurs particuliers puissent suivre.

1 – Vérification l’agrément de la plateforme
Aujourd’hui, l’activité des plateformes de crowdfunding est régie par la loi, et cela depuis octobre 2014. Pour pouvoir exercer, elles doivent obtenir le statut de conseiller en investissement participatif ou d’intermédiaire en financement participatif. D’où une obligation de se faire enregistrer auprès de l’Orias, du Registre unique des intermédiaires en assurance, de  la banque et finance, mais aussi une immatriculation auprès de l’Autorité des marchés financiers. Alors, pour savoir si votre plateforme est sérieuse et qu’elle a remplie ces réglementations, ces deux informations seront visibles au travers d’un logo situé en bas de leur page d’accueil. Pour avoir l’esprit tranquille, vous pourrez vous rendre auprès du site de l’Orias et découvrir par vous-même la liste compète des professionnels habilités en tant que holding. Cependant, il n’est pas rare que des sites sont en cours d’immatriculations, mais la procédure à suivre est très rapide, ce qui vous permet de jouir des offres qu’ils proposent. Une plateforme sérieuse doit mentionnée sur son site les risques encourus dans un placement en crowdfunding ainsi que les éventuelles pertes que l’investisseur peut avoir. Entre autre, une perte totale ou partielle de son placement initial. Ce n’est qu’après avoir informé chaque investisseur que la plateforme pourra lui fournir les détails concernant le projet.

2 – Opter pour une société de promotion
La manière la plus simple pour faire du crowdfunding immobilier c’est de faire appel à une entreprise de promotion immobilière, c’est-à-dire que vous apportez votre apport pour la construction d’un bien immobilier et sa revente. Cet apport peut être sous forme de prêt ou échange de titres afin que le promoteur puisse acheter le foncier, construire les biens puis les vend afin d’en tirer du profit et pouvoir rembourser les investisseurs qui lui ont fait confiance. Ajouté à cela, une rente que le promoteur versera en fonction de l’apport de chaque investisseur. Il faut noter que ce système de cofinancement a toujours existé, et que l’arrivée des plateformes de crowdfunding n’a permis que les démocratiser.

3 – Se rendre compte des risques
Afin de limiter les risques liés au placement en crowdfunding, il faut avant tout connaitre les risques majeurs que peuvent présenter une société de placement. Le premier risque se trouve au niveau des travaux, ce qui signifie allongement de la durée d’exécution, engendrant par la suite une explosion des coûts, et le pire pouvant entrainer la faillite de l’artisan. Le second risque est lié à une mévente, lorsque le bien n’attire pas d’acquéreur. Dans chacune de ces situations, la patience est l’une des armes les plus indispensables pour pouvoir percevoir le rendement ainsi que les rentes. Si la situation est des plus alarmantes et que le promoteur immobilier n’arrive pas à vendre, il sera obligé de diminuer les prix, ce qui affectera également les bénéfices que vous allez percevoir sur votre placement. Alors, avant de vous lancer dans l’immobilier avec le crowdfunding, sachez que ces risques sont palpables et qu’ils sont réels pour tout entrepreneur particulier. La solution est donc de se confier à une plateforme qui se rémunère du projet, puisque c’est une garantie vous assurant que votre plateforme fera tout son possible pour réaliser des ventes, et en tirer des bénéfices.

4 – Connaître le rendement réel
Les taux d’intérêts affichés par le secteur du crowdfunding fait rêver un grand nombre de personnes. 6, 8, 10 voire même 12% attirent par rapport à d’autres placements avec des taux d’intérêts ne dépassant pas les 1%. Come tout placement immobilier, les rentes ne sont pas immédiates, et si vous avez besoin d’un retour sur investissement à court terme, le crowdfunding n’est pas faites pour vous. A noter qu’il peut se passer plusieurs années avant que l’investissement de départ et la perception de revenus soit réel. Ce qui est tout à fait logique lorsqu’on prend en compte l’achat du terrain, la construction, la vente et bien d’autres encore. Il faut aussi noter que lorsque vous calculer votre rendement réel, pensez que les sommes que vous avez perçues sont imposables, mais à un taux différent. Cela dépend en effet du type de participation, tels qu’achats d’obligations ou actions non cotées en bourse.

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