L’un des principaux hommes d’affaires du Chinatown d’Aubervilliers, Hsueh Sheng Wang, à la tête du groupe immobilier Eurasia,

 

 

Hsueh Sheng Wang « Un Chinois investit une partie du Port du Havre »

En 2011, l’homme d’affaires Hsueh Sheng Wang, Eurasia Groupe, star du Chinatown d’Aubervilliers, affolait journaux et télés.

 

Un contrat signé en grandes pompes dans les salons de l’hôtel de ville du Havre par Wang et le maire de l’époque, Edouard Philippe, devenu Premier ministre.

Objectif: faire de ces lieux de stockage un vaste showroom où les exportateurs chinois pourraient montrer leurs produits aux potentiels clients français. Six ans plus tard, la majeure partie des entrepôts a bien été rénovée puis louée ou revendue à des PME et des logisticiens. Mais pas de showroom ni de grande plate-forme d’import-export. Et les 700 emplois promis ne sont pas au rendez-vous.

Surtout, selon nos informations, l’ex-grossiste, est reconverti dans l’immobilier.

 

 

Grossiste reconverti dans l’immobilier

Agé de 52 ans, Wang est originaire de Ningbo, une ville portuaire située au nord de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, considérée comme l’un des ateliers du monde et le principal berceau de l’immigration chinoise en France. Arrivé à 13 ans dans l’Hexagone, il se lance d’abord dans la restauration avant de faire fortune dans la confection, dans le Nord puis en région parisienne, fournissant les enseignes Kiabi, Gifi ou encore La Redoute.

L’homme d’affaires devient l’une des figures de proue du Sentier d’Aubervilliers. Le premier centre européen d’import-export de textile rassemble 1600 magasins de vente en gros, tenus en majorité par des commerçants originaires de Wenzhou. 10 000 personnes travaillent dans le « triangle d’or », entre l’avenue Victor Hugo, la rue des Gardinoux et la rue de la Haie-Coq où se situe le siège d’Eurasia Groupe, la société de Wang, cotée sur Euronext Growth (marché dédié aux valeurs moyennes) et dont il détient 64%.

Chinatown Aubervilliers est la plateforme de distribution en Europe

  1. WANG est reconverti et crée de l’emploi

Comme l’explique Richard Beraha dans son livre La Chine à Paris, Wang fait partie de ces Wenzhous les plus fortunés qui, jugeant leurs affaires de textile trop contraignantes et aléatoires, décident de s’en séparer pour se reconvertir dans l’achat, la vente et la location de locaux commerciaux. Eurasia Groupe gère ainsi 375 000 mètres carrés d’entrepôts et de boutiques, essentiellement en Seine-Saint-Denis, et a même plusieurs projets d’hôtel. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe a atteint 31 millions d’euros en 2016, pour un résultat net de 9 millions. Au sein de la communauté chinoise, adepte de la discrétion, la personnalité de Wang détonne. Il n’hésite pas à s’afficher dans les médias et à jouer les VRP du Havre auprès des entreprises chinoises (34 % des clients du port), pour le plus grand bonheur des responsables locaux.

En 2014, il lance même sa propre chaîne de télé communautaire, Eurasia TV.

 

Hsueh Sheng Wang a aussi les yeux rivés sur le Havre. Dans le premier port français, il a acheté en 2011 à la mairie 80 000 mètres carrés d’entrepôts, au nez et à la barbe d’investisseurs bien plus prestigieux. « Notre offre était la meilleure et nous avions l’intention de nous installer dans la durée, à l’inverse d’un précédent repreneur qui n’a rien fait pendant deux ans. » De patience, il va falloir faire preuve. Ainsi, nous sommes encore très loin de la création des 700 emplois promis il y a quatre ans. « Nous n’avons pas trop mal avancé mais, vu la conjoncture, moins vite que prévu. Nous en sommes à une vingtaine d’emplois. »

Au point de regretter cet investissement de 22 millions d’euros ? « Non, cela fait partie des affaires. Il faut laisser les choses se développer doucement. Nous sommes patients, il faut laisser du temps au temps », répond l’entrepreneur, qui travaille six ou sept jours sur sept et seize heures par jour. « Nous sommes au Havre pour longtemps », ajoute-t-il, se souvenant encore des titres alarmistes sur le rachat du port du Havre par un Chinois. Des commentaires qui le laissent de marbre. « On ne peut pas empêcher les gens d’écrire ce qu’ils veulent, notamment les journaux pour être plus lus. Nous n’avons fait que racheter des entrepôts abandonnés pour faciliter les liaisons à l’import-export entre la Chine et la France. »

 

  1. WANG EURASIA GROUPE achète SCARNA

 

Scarna Construction a été repris par Eurasia groupe

Le tribunal de commerce a tranché ce lundi : la seule offre de reprise déposée pour Scarna Construction (dont la liquidation judiciaire avait été prononcée fin juin) a été acceptée. Il s’agit d’Eurasia groupe, qui reprend 55 salariés sur 150.

 

Carmelo Scarna se dit quand même soulagé. La proposition d’Eurasia groupe a été acceptée lundi par le tribunal de commerce : ce groupe tentaculaire, qui a démarré en commercialisant des produits fabriqués en Chine, va reprendre 55 salariés sur 150. «  Ce n’est que 55 personnes, mais la chance, actuellement, c’est que l’activité est repartie plein pot. J’ai déjà une partie du personnel qui a trouvé ailleurs. Mes confrères ont besoin de salariés et connaissent les compétences qu’il y a chez nous  », réagit Carmelo Scarna….

 

Eurasia Groupe et M. WANG construisent de nombreux projets immobiliers avec les compétences de SCARNA construction

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